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L’inexorable numérisation de nos existences – Pour le meilleur et pour le pire.

L’apparition et le développement d’Internet ont transformé nos vies. Il répond à un besoin essentiel, celui de communiquer. La communication s’est de fait améliorée et a surtout été rendue plus rapide. L’informatisation de la société a mené aussi à celle du marché de l’information. Avec le Web, une « nouvelle » économie est née basée essentiellement sur la commercialisation de données. Nommées les big data, elles sont principalement constituées de données privées. Si Internet fonctionnait à ses débuts sur la publicité, il s’est développé par la suite sur la numérisation et la marchandisation des informations personnelles des internautes. Les citoyens, en s’inscrivant sur de multiples réseaux-sociaux et plateformes, donnent leurs données privées en échange du service rendu. Derrière ce système économique, les géants du net sont à la manœuvre. Le but est de garder le citoyen-internaute un maximum derrière son écran afin de maximiser la prise de données et l’exposition à de la publicité. Pour ce faire, les grandes entreprises du Web créent un sentiment de dépendance au numérique. Du besoin de communiquer, nous sommes passés à celui d’être connecté. Point d’orgue de cette industrie du numérique, le métaverse et les crypto-actifs témoignent d’une économie numérisée fondée sur un capitalisme à la fois anarchique sur le plan économique et autoritaire sur son versant politique. L’algorithme étant l’élément clef de cette économie numérisée et de la numérisation de nos existences. Souhaitons-nous vivre sous l’implacable rationalisation algorithmique ?

Par Olivier de Halleux

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