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Les fermes partagées

Depuis 1980, douze fermes ont disparu par semaine en Wallonie. La taille moyenne de celles qui subsistent a été multipliée par trois. Ce phénomène de “concentration” est directement lié à l’industrialisation et la mondialisation de notre alimentation. Aujourd’hui, une transition de nos systèmes alimentaires vers un mieux écologique, social et sanitaire passe pourtant par le maintien de fermes à taille humaine.

Et si on reprenait une ferme à plusieurs ?! C’est l’idée qui anime les “fermes partagées”. En leur sein, se déploient plusieurs activités de production agricole et de transformation alimentaire. On y cultive des légumes, on y élève des brebis, des poules ou des cochons, on y transforme le lait en fromage, on y fait du pain ou encore de la bière… Et on écoule ces produits en circuit court ! Ces activités diversifiées de production sont portées par des producteurs autonomes les uns par rapport aux autres. Mais elles s’exercent au sein d’une même ferme, dans un cadre collectif qui favorise des formes d’entraide et de partage.

Depuis quelques années, on observe l’émergence d’initiatives de ce type. En s’appuyant sur de nombreux témoignages, cette étude dresse un panorama des enjeux organisationnels qui se posent aux fermes partagées, mais aussi des défis institutionnels à relever pour favoriser leur développement.

Par Mathieu Vanwelde et Antoinette Dumont

Etude_2021