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Droits Quotidiens – une information juridique accessible, juste … et sociale !

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Le domaine du droit peut paraitre souvent inaccessible, trop compliqué. C’est ce que Droits Quotidiens Legal Info pallie en offrant aux travailleurs et travailleuses sociaux·ales un portail complet d’informations juridiques claires et vulgarisées. 20 ans après sa création, l’équipe s’est tournée vers SAW-B pour mesurer l’impact social de leurs services auprès de leurs bénéficiaires finaux. Comment ont-ils travaillé et quels résultats a obtenu l’entreprise après plusieurs mois de travail d’évaluation? 

 

Dans la vie, on se retrouve parfois face à des opportunités qui tombent à point nommé. C’est ce qu’il s’est passé entre SAW-B et Droits Quotidiens Legal Info.

 

Un service social né dans le milieu estudiantin

Droits Quotidiens est une initiative qui a germé dans l’esprit de quelques étudiant·e·s de Louvain-la-Neuve. Leur credo : autant mettre à profit ce qu’on apprend en cours et le transmettre à celles et ceux éloignés du droit et de son jargon. La question de l’impact de leur travail s’est rapidement posée : il leur fallait toucher plus de personnes ! Mais pas n’importe quel public : « Droits Quotidiens est une entreprise engagée, avec des valeurs sociales et qui veut toucher les publics les plus éloignés du droit. Un public qui n’a pas les moyens de payer un avocat ou qui a une mauvaise connaissance de la langue. Au départ, il était difficile de les atteindre. Il fallait arriver à les mobiliser, à leur faire savoir comment trouver les informations qu’ils cherchent, comment se rendre sur le site, etc. C’est comme ça que nous avons commencé à collaborer avec les travailleurs sociaux qui sont en contact direct avec le public que Droits Quotidiens visait ».

 

La Région Wallonne lance une bourse « Impact social »

Nous voici quelques années plus tard. C’est dans le cadre des bourses « Impact social » de la Région Wallonne que Droits Quotidiens a introduit le dossier qui a donné naissance à la collaboration d’évaluation d’impact social avec SAW-B. « J’ai pris connaissance de cette bourse via un mailing envoyé aux gens du secteur. C’est arrivé au bon moment car nous étions en réflexion par rapport à la refonte de notre site. Nous savions qu’il était bien référencé et beaucoup consulté, que les visiteurs y passaient du temps. Mais finalement, quel est son réel effet ? Les gens y trouvent-ils l’information qu’ils ou elles viennent chercher et est-elle compréhensible ? » Lorsqu’on investit du temps et de l’argent dans un projet, il est toujours bon de pouvoir en mesurer les effets.

 

Marie Lieffrig, responsable des équipes de Droits Quotidiens Legal info 

Marie est juriste, coresponsable de la matière famille. Après ses études de droit, elle a travaillé quelques mois chez un notaire pour vite se rendre compte que ce job était bien éloigné de ses aspirations. C’est en 2013 qu’elle intègre Droits Quotidiens où elle mène depuis une carrière qui correspond à ses valeurs. En 2018, elle prend la coordination de l’équipe juridique. elle s’occupe d’une des 3 activités de Droits Quotidiens qui est le « legal info », c’est-à-dire l’appui juridique pour les travailleurs sociaux et les infos juridiques sur le site internet.

 

 

Des résultats tangibles

Quelles sont les conséquences directes et indirectes de vos actions sur vos bénéficiaires ? Qu’est-ce que vos services apportent réellement à votre public cible ? Il n’est pas toujours facile d’évaluer son impact social. « Nous étions dans une posture pas simple car nous avions peu de retour sur notre travail. On met de l’information en ligne mais on a du mal à en connaitre les effets. Etant donné qu’on travaille via l’intermédiaire des travailleurs sociaux, on n’est pas en contact avec le bénéficiaire final. C’est assez abstrait et peu palpable. Le fait d’avoir les résultats de l’étude d’impact social est une reconnaissance de notre travail. C’est valorisant de savoir que 90% des bénéficiaires affirment que notre travail les a aidés ».

 

Une analyse rendue accessible à tous

Toutes les entreprises ne prennent pas la décision de rendre publics les résultats de leur analyse d’impact social. Nous nous sommes donc demandés pourquoi ce choix de la part de l’équipe des juristes de Droits Quotidiens ? « Nous avons décidé de la rendre publique car il conforte une intuition et un postulat que nous avions depuis le début. Quand nous avons lancé le site, nous avions comme objectif de donner accès à un langage juridique clair, qui parle aux gens. Et c’est la première fois qu’on valide cela vraiment ! On se rend compte qu’on améliore la vie professionnelle des travailleurs sociaux ». Rendre le rapport public était donc une démarche positive pour Droits Quotidiens. « La structure néerlandophone est encore au stade de développement, on doit donc prouver de son bien fondé. Cette étude est un fondement qui nous permet de prouver que notre intuition et notre travail n’est pas le fruit du hasard ». La communication des résultats à plus grande échelle, c’est-à-dire vers d’autres publics que l’équipe ou les visiteurs du site, en est quant à elle encore au stade de réflexion : « C’était gai de partager les résultats à l’équipe. Pour la suite, j’imagine sortir quelques statistiques-clés, en faire des infographies un peu sympas et les partager via nos réseaux, nos actualités, notre site. On va aussi les utiliser dans nos rapports annuels pour notamment justifier les subsides ».

⇒ Consultez le cahier thématique « Ceci n’est pas une guide » (àpd de la page 26) pour comprendre comment valoriser vos résultats, communiquer les données de votre rapport d’impact : c’est ici

 

Une collaboration cadrée et efficace

Lorsque nous lui posons la question de la méthode de travail, Marie Lieffrig évoque la formule bien rôdée de SAW-B au niveau des études d’impact. « C’était une collaboration riche aussi bien humainement que professionnellement. Nous sommes uniquement des juristes, un peu tous formatés de la même façon. J’aime donc bien travailler avec des gens qui ont une autre approche. Le fait que Joanne et Alexia travaillent en binôme a apporté un double regard ! Le travail était rythmé, avec des échéances, un planning assez strict. Le dossier n’a pas trainé. Tous les mois, nous faisions une entrevue pour faire le point sur l’état d’avancement ». L’équipe s’est laissée guider et a mené en parallèle le projet de refonte du site de Droits Quotidiens : « L’étude d’impact était un des préalables à la mise en œuvre du projet. Dans le questionnaire, nous avons intégré des questions à propos de la navigation sur le site, l’approche utilisateur. Ces données nous ont beaucoup servi ».

 

Le petit plus de Marie…

« On est toujours plongé·es dans le travail quotidien, l’administratif, l’opérationnel. Ce genre d’évaluation, c’est important pour moi car je me mets sur pause et je me pose de vraies questions de fond, je mets en place de nouvelles réflexions. C’est bien pour prendre du recul. Je suis heureuse d’avoir eu le luxe de m’accorder ce temps de pause. Bien sûr, nous n’aurions pas pu libérer du temps sans cette bourse car nous n’aurions pas eu les fonds propres pour dégager quelqu’un de chez nous pour travailler avec SAW-B. C’est vraiment une opportunité pour une structure comme la nôtre qui ne possède pas les budgets pour questionner sa vision, sa stratégie sur le long terme »

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