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Quand le tout est plus fort que la somme des parties.

Illu_edito

Il n’existe aucune entreprise générale de la construction en économie sociale.
Pas une seule.

Pourtant, de nombreuses entreprises d’économie sociale sont actives dans le domaine de la construction.

Chacune à son ou ses activités principales.
Chacune son domaine.

Pour mener un chantier, avoir un seul interlocuteur pour gérer et mener tous les corps de métiers, toutes les compétences, c’est plus facile.

Sans cette dimension globale, on perd en force de frappe.
En capacité de répondre à une des préoccupations des clients : réduire les tracasseries et augmenter l’efficacité.

Si des entreprises de l’ES veulent répondre à une demande complète, elles doivent s’associer en amont.
Puis seulement répondre à la demande.

C’est compliqué. Ça prend du temps.
• Du temps qui n’est pas rémunéré.
• Du temps investi sans garantie de résultats.
• Du temps sans perspective.

 

SAW-B a essayé à plusieurs reprises de mettre en place des collaborations entre les entreprises.

Parfois, ça marche.
Pour des chantiers Renowat, des entreprises classiques et des entreprises de l’économie sociale se sont associées pour répondre à des marchés de service.
Avec de beaux succès.

Parfois, ça ne marche pas.

 

C’est là qu’Alain Klinkenberg des Ateliers du Monceau est venu trouver nos collègues Laurent et François.

La question de départ, comme pour toute entreprise : comment répondre aux besoins des clients, du marché ?

Alain a proposé quelque chose de simple.
D’inédit dans l’économie sociale.

Créons une entreprise générale de la construction.

Super idée !

Toujours prêt à se lancer dans les challenges, nous avons sauté sur l’occasion.

A une seule condition, non négociable (et non négociée).

Cette entreprise doit être vectrice de coopération et de collaboration entre acteurs de l’économie sociale. Cette entreprise doit être un plus et pas être un concurrent.

Laurent et François activent leur réseau et rassemblent en octobre 2020 des entrepreneurs sociaux du secteur de la construction.

Pour partir sur des bases les plus saines possibles, Alain présente les forces et les faiblesses d’un précédent projet mené avec des ETA.

Le COVID vient perturber les plannings.

A la rentrée 2021, nouvelle réunion.
Une quinzaine d’entreprises sont prêtes à se lancer.

SAW-B, comme fédération, et comme facilitatrice clauses sociales, est gestionnaire du projet.

Tout le monde s’active et le groupe décide de se lancer concrètement.

 

Objectif : travailler sur un premier chantier.

Un architecte est prêt.
Il fait confiance aux entreprises.
L’enjeu est élevé mais c’est aussi cela qui anime les entreprises d’économie sociale.

Parallèlement, SAW-B sollicite la Région wallonne pour donner un coup de main.
Elle répond positivement et débloque des fonds pour rendre le projet concret.

Tout le monde est sur la ligne de départ.
La concrétisation est en marche.

Quelles chances de réussite ou d’échec ?

Vous êtes curieux de savoir comment ce premier chantier va se passer ?
Vous êtes curieux de voir si les acteurs vont réussir à développer une entreprise générale de la construction en économie sociale ?

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Joanne Clotuche – j.clotuche[@]saw-b.be