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L’impact social, cœur de l’économie sociale. Vous croyez que j’exagère?

Révélez votre impact avec notre équipe

Vous êtes active ou actif dans l’économie sociale parce que c’est un projet porteur de sens ?
Vous avez à cœur d’améliorer les choses pour vos client-es, bénéficiaires, usagers ?
Vous vous demandez souvent comment faire plus ou comment faire mieux ?
Vous trouvez que des indicateurs quantitatifs ne reflètent pas suffisamment toute l’étendue du potentiel et du travail de l’économie sociale ?

Si vous répondez positivement à toutes ces questions, il y a des chances que vous partagiez le titre de cet édito : l’impact social, cœur de l’économie sociale.

 

Depuis plusieurs années, SAW-B propose de l’accompagnement en évaluation d’impact social. Accompagnement en évaluation d’impact social : chacun de ces mots à son importance. Nous ne les avons pas choisis au hasard.

Accompagnement : parce que nous faisons de l’évaluation AVEC les travailleur-es, les client-es, les bénéficiaires et toutes les parties prenantes des structures de l’économie sociale et solidaire. Pas pour eux et elles, mais avec.

Evaluation : parce qu’évaluer, c’est donner de la valeur. Donner de la valeur, on peut le faire en mesurant, mais aussi en écoutant, documentant, racontant, analysant…

Impact social : parce que les structures cherchent à avoir des effets, à avoir de l’impact sur les personnes, mais aussi à transformer le social. A proposer des emplois par exemple, mais aussi à ce que ces emplois améliorent la vie des gens et contribuent à faire société. A proposer des produits alimentaires en circuit-court, mais aussi une rémunération juste pour les producteurs et un accès pour toutes et tous à une alimentation de qualité.

La combinaison de ces mots est centrale dans notre conception de l’impact social. Notre démarche vient éclairer les processus et les pratiques mises en place par les structures pour atteindre la finalité sociale qu’elles se fixent. La spécificité d’une entreprise d’économie sociale, sa valeur ajoutée diraient certains, sa différence, elle la puise dans sa manière d’atteindre cette finalité sociale.

 

Qu’est-ce qu’on met en place pour atteindre notre finalité sociale ? Est-ce que notre manière de faire change quelque chose pour les personnes qu’on touche et pour la société en général ?

C’est cela qu’on cherche à évaluer, à révéler. Il y a des impacts sociaux positifs, d’autres négatifs. Il y a des impacts qui pourraient être meilleurs en changeant certains processus. Pour d’autres impacts, si on change quelque chose, parfois relativement anecdotique, on peut avoir moins d’impact. Etc.

 

Depuis que nous avons commencé à faire des accompagnements, nous avons travaillé avec de nombreuses associations et entreprises. De toutes petites et de beaucoup plus importantes. L’une nous demande de l’aider à évaluer l’impact de ses activités sur ses bénéficiaires, l’autre se demande l’impact qu’elle a sur le bien-être de ses équipes. Les possibilités sont nombreuses.

Vous pouvez lire l’interview de Marie Lieffrieg de l’asbl Droits quotidiens dans cette newsletter. Elle y parle de l’évaluation d’impact que son association vient de vivre. Vous pouvez aussi jeter un coup d’œil à l’évaluation de l’ADMR (aide à domicile en milieu rural).

Ces évaluations sont complexes parce qu’elles demandent de sortir des lieux communs. Plutôt que de se demander : est-ce que vous êtes plus autonome ? On va se demander : qu’est-ce qu’être autonome pour vous ? Ensuite, seulement, on se demande : qu’est-ce l’entreprise fait ou ne fait pas pour travailler cette autonomie ?

 

En reprenant nos exemples, nous pouvons poser les questions suivantes.

  • Quels pratiques et processus l’entreprise d’insertion met en place pour aider les personnes à trouver un emploi ? Quels types d’emploi ? Et comment s’assurer que cette remise à l’emploi favorise l’insertion, l’autonomie, l’amélioration de la vie de la personne financièrement, mais aussi socialement, culturellement… ?
  • Quels pratiques et processus l’entreprise de circuits-courts met en place pour assurer un prix juste aux producteurs et un accès à ces produits pour toutes et tous financièrement, socialement, culturellement… ?

 

Il y a quelques jours, j’ai pris le temps de décortiquer un de ces fameux baromètres tout fait, bourrés d’indicateurs quantitatifs. Les mesures proposées étaient réduites à quelques assertions du type : combien de jeunes de moins de 25 ans, combien de personnes de plus de 55 ans, combien de femmes dans le CA, est-ce que votre entreprise est localisée dans une zone reconnue comme difficile. Pour les indicateurs d’inclusion, le niveau maximal (qui vous offre le score le meilleur) est très bas. Les entreprises de travail adaptées seront, par essence, au top avec parfois plus de 80% de personnes en situation de handicap. Cependant, une entreprise comme Total (qui ne porte aucune finalité d’inclusion) pourrait remporter le même score si 6% de ses travailleurs étaient en situation de handicap, tant ce baromètre pose des exigences minimales et uniquement de moyens, pas de finalité.

 

L’impact social n’est pas une conséquence joyeuse, une gratification en plus, un vernis rouge-rose pour décorer, la cerise sur le gâteau découlant d’hasards heureux. C’est une volonté manifeste et affichée, le cœur des entreprises d’économie sociale.

Vous croyez toujours que j’exagère ?

 

Joanne Clotuche – j.clotuche[@]saw-b.be

 

P.S. : si vous êtes intéressé-e par une évaluation pour votre structure, vous pouvez nous contacter.
Votre futur·e accompagnateur se trouve sur la photo !

Envie d’en savoir plus ? Lisez notre analyse « Évaluation d’impact vs. mesure de résultat »

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